Note du réalisateur

« After The Hand – short » représente une grande difficulté au niveau de sa réalisation. Il s’agit de présenter à l’écran sur plusieurs mêmes plans, 2 personnages que tout oppose mais qui ont été programmé pour travailler ensemble. La grande différence de dimension nous demande de redoubler d’astuces et d’inventivité pour que les deux robots puissent paraître ensemble à l’écran simultanément. Cela nous permettra de faire sentir cette très grande différence de taille et de puissance.
Il nous semble important et indispensable de développer un aspect burlesque, car il correspond mieux au timing que nous nous sommes fixés. En effet, nous sommes convaincus qu’un bon mélodrame ne peut tenir en 5 minutes.

L’esthétique du film.

« After the hand – short » se veut spectaculaire. Il sera influencé par le cinéma d’animation Japonais comme « Ghost in the shell » ou encore « Akira », mais également par le cinéma américain à grande sensation, comme « Contact » ou « Retour vers le futur ». En effet, les forces et les échelles y sont exagérément représentées et doivent naturellement donner le vertige. C’est en mettant en scène des éléments de grande dimension et d’autre de faible nature, que l’on parviendra à générer un contraste représentatif de ces échelles.

Esthétiquement, le film ne sera pas « photo réaliste ». L’entier du métrage sera en image de synthèse, mais les textures seront terminées au crayon. Le style se rapproche du court-métrage « Codehunter » maintes fois récompensé. Je mise d’avantage sur la qualité de l’animation des personnages, ce qui me semble un bien meilleur vecteur de sensation. Ainsi, l’accent sera mis sur la qualité de l’animation, sur la force des mouvements et sur la qualité du récit.
Trop d’attention portée sur le photo réalisme peut nuire à la qualité globale du projet. Une mauvaise gestion de cet équilibre se retrouve notamment dans le Blockbuster « Transformer », où le film est extraordinaire au niveau du photo réalisme, mais beaucoup moins au niveau de la mise en scène. La production passe complètement à côté d’un récit intéressant et il ne reste finalement plus rien de bon.

La technologie.

Blender, logiciel issu de la communauté du libre est un outil 3D complexe et redoutable. Il est gratuit, téléchargé et installé en quelques secondes. Blender est extrêmement performant et sa valeur n'est plus à démontrer. Sur le site de la fondation du même nom, www.blender.org, une galerie d'images est à disposition. L'utilisation d'une majorité de logiciels OpenSource nous permet d'équiper nos nombreux postes en réalisant une économie conséquente.

Réaliser un film de long-métrage avec cette technologie n'a pas encore été tenté. En revanche, plusieurs court métrages existent déjà (Elephants dream et Big Buck Bunny pour les plus connus) et un moyen-métrage est en préparation en Espagne. Réaliser ce court-màtrage avec Blender va développer la curiosité de la communauté de ce dernier qui correspond à plus de 400'000 utilisateurs sans compter celle de l’open source de manière générale qui en compte plus de 5 millions.

Greg Michoud